Cette introduction permet de comprendre que la conscience n'est pas en réalité locale. C'est le corps et ses organes qui le sont. Le cerveau et le coeur sont localisables. Mais l'esprit ? La conscience ? On ne peut confondre la conscience avec le cerveau : les cadavres ont un cerveau ! Mais ils n'ont plus de conscience...

Donc, la conscience est susceptible de se déplacer ! On peut parler et penser, ressentir et méditer au niveau du coeur : parler avec le coeur était certainement une pratique assez commune en Grèce Antique. On sait comment ils étaient des êtres sociables puisque ce sont eux qui ont inventé la démocratie.

On peut aussi penser avec sa tête, en étant coupé de son coeur : ne faire preuve d'aucun sentiment, d'aucune émotion.

Lorsque nous sommes malades, notre conscience est appelée vers une zone organique. Bref, de façon empirique, on constate que la conscience est susceptible de se déplacer. Il n'est donc pas aberrant de concevoir des exercices spécifiques pour déplacer sa conscience dans la tête, dans le coeur ou dans d'autres régions du corps.

Mais ce qui est plus stupéfiant encore : c'est de pouvoir déplacer sa conscience ailleurs que dans le corps physique : expérimenter la conscience "métacorporelle". Méta (en grec) = au-delà. Donc une conscience au-delà du corps physique.

Voici donc un exercice très simple mais assez efficace (si l'on s'entraîne) pour déplacer sa conscience.

EXERCICE D'EXPLORATION HORS DU CORPS :

  • 1. On détend profondément son corps physique allongé, les bras le long du corps, et son esprit.
  • 2. On tente d'être réceptif au ressenti global, corporel de son être.
  • 3. Puis, sans la bouger, on tente de ressentir sa main droite : le contact avec le matelas, les draps, son poids, etc.
  • 4. Au fur et à mesure que la conscience entre dans la main : elle se met à vibrer, à peser de tout son poids. Nous tentons alors d'y placer cette fois non pas seulement nos ressentis mais notre conscience centrée ! C'est-à-dire que la conscience centrée dans la main droite va repositionner, reconfigurer SA PROPRE PERCEPTION depuis ce point de vue. Ce qui donne une sorte d'immense statue, une grande masse physique qui est allongée avec sur la droite des jambes, et sur la gauche, un bras, un buste, une tête. Tentons de ressentir, ou même de voir (par le mental), cette reconfiguration de tout le corps depuis le point de vue de la main droite.
  • 5. Même exercice depuis la main gauche. Donc tout s'inverse : les jambes sont immenses sur sa gauche, et sur sa droite, le bras, l'épaule, le buste, la tête.
  • 6. On tente ensuite de placer sa conscience dans ses pieds. Mieux encore, de se retourner comme si les pieds regardaient la totalité du corps : 2 routes énormes (les jambes), une perspective inouïe de ce panorama d'un corps étendu avec le visage perçu par le cou, le menton, le nez.
  • 7. Puis on apprend à déplacer sa conscience comme un point mobile qui remonte tout doucement depuis les pieds jusqu'à la tête. Le corps physique devient alors comme la statue de la liberté : un espace avec un ascenseur du point mobile de conscience. Cette dernière phase demande encore plus de concentration. Mieux vaut la faire très lentement au tout début, puis de varier ensuite la vitesse pour créer du dynamisme à ce déplacement du point de conscience.

Suite à cet exercice, on peut alors tenter de faire la pratique de la sphère dynamique à lignes kinesthésiques (dans un futur article), ou bien l'hypercube énergétique (encore dans un prochain billet :)), la technique du point balladeur de Robert Monroe, etc. Il s'agira d'apprendre progressivement à conserver ces mêmes ressentis en déplaçant le point mobile de conscience hors du corps physique !

Cela peut sembler incroyable, farfelu, mais si nous y allons progressivement : d'abord les déplacements du point de conscience dans le corps puis dans son proche environnement, ça marche très bien !

L'idée présente est de chercher des marches intermédiaires pour rendre plus accessible "le grand saut" : la projection astrale !